Ceux qui ont été épargnés en sourient, parfois s'en gaussent. Ils ont tort. Elle paraît en effet anodine, négligeable, divertissante, elle est insidieuse, exigeante avant de devenir tyrannique. Elle ne laisse aucun répit. Elle n'admet aucun rival.
Elle exige qu'on lui sacrifie beaucoup de temps, une dispendieuse énergie, toutes ses économies, son corps et, qui sait, son âme. À l'instar de certaines religions, elle promet le paradis après qu'on a bien souffert et qu'on s'est bien effacé.
Elle déteste les paresseux et les lâches.
Elle est effrayante et magnifique.
Il arrive qu'on en meure.
C'est la fièvre du cheval
Jour après jour, elle me dévore.
J'ai essayé en vain de lutter. Maintenant, soumis, je me laisse faire.
Je m'applique et m'amuse seulement à la domestiquer.
Je lui cède en selle, elle me poursuit à pied, jusque dans la grande ville où elle ne manque jamais une occasion de me narguer et, si d'aventure je la dédaigne, de me persécuter.
Essaie pour la demi-pension mercredi.
" T'en fais pas, fais ce que tu as toujours su faire: monter à cheval. Tu n'es peut être pas la meilleure mais tu aimes ce que tu fais, alors, tout ira bien."
L'essai s'est bien passé ! Peut être une dp :D

